Le Battle Ravenstein

Le samedi 14 octobre, tout près de la place de la Bourse, nous avons pu assister au battle Ravenstein lors de l’évènement « What’s up Brussels ?« , organisé par S.H.I.N.E prod. Cet évènement qui a pour but de promouvoir nos artistes bruxellois et ceux venus d’autres horizons de la Belgique ou même de l’étranger, est une chance pour la jeunesse d’exposer ses talents au devant de la scène à travers la culture urbaine : sport, danse, musique, mode…

Lors du battle Ravenstein, nous avons eu la chance d’en apprendre plus sur le jury, composé de trois acteurs importants du milieu de la danse belge. Nous avons pu leur poser quelques questions (vidéo à la fin de l’article).

Tout d’abord, nous avons Baloo, fondateur du groupe The Cage et juré le plus expérimenté du trio : il est l’un des danseurs les plus titrés en battle hip-hop en Belgique. Grâce à la participation des membres du groupe The cage à des évènements tels que le Juste debout ou à l’ascension d’un jeune talent comme Alex (notre interview ici), la groupe a pu se faire un nom dans le milieu international. Le crew ne se limite pas qu’aux battles, il est aussi actif dans l’unification entre danseurs du hip-hop belge et la transmission du savoir à la nouvelle génération en proposant des initiatives comme le Big meeting entre danseurs urbains de Belgique, qui s’est déroulé le 1er octobre.

Notre deuxième juge est fraîchement de retour de la compétition internationale Silverback en 1 vs 1, j’ai nommé T-rock. Il s’impose individuellement ou avec son crew, Funky Belgian’z, comme l’un des breakdancers les plus influents en Belgique. Après avoir connu de nombreux échecs en finale du Battle of the year Benelux, il finit par acquérir assez d’expérience pour remporter cette compétition en 2014 et en 2016 le Red bul bc one en 1 vs 1 en Belgique. Un jeune danseur talentueux qui contribue à mettre encore plus la Belgique sur la carte du monde. Vous pourrez retrouver le groupe Funky belgian’z le 28 octobre au festival Lezarts urbains.

Le dernier membre du jury, Jeny Bsg, est une danseuse ayant pratiqué différents styles de danse : Hip-hop, house, dancehall… Mais là où elle a pu faire éclore son talent c’est bien en danse Afro à travers des vidéos qui ont fait le buzz sur les réseaux sociaux et grâce aux cours qu’elle donne dans toute la Belgique. Elle confirme avec sa présence que la danse afro n’est plus seulement une tendance mais un style de danse à part entière dans le paysage urbain. Jeny ne manque pas d’idées pour donner plus de visibilité à la danse afro et vient de fonder un collectif, Afro House Belgium, qui rassemble des danseurs belges talentueux. Vous pourrez elle aussi la retrouver au festival Lezarts urbains.

Pour une première édition, le battle Ravenstein a su nous mettre le sourire aux lèvres, en particulier avec les catégories hip-hop et breakdance kids. Nous avons assisté à la hargne de nos petits danseurs lors de la finale : Bboy Ilano, du crew Family Flash, contre Bboy Djibril, petit protégé du groupe Funky Belgian’z. Ne vous fiez pas aux apparences, les deux possèdent une panoplie impressionnante de powermoves pour leur âge ! Mais le petit Djibril a su faire la différence par son aisance sur scène et il a signé la fin de son adversaire avec un headslide (glissade sur la tête) lors de son deuxième passage.

La deuxième finale hip-hop kids 100% féminine a opposé Gigi (la gagnante) à la danseuse Maëlys, surnommée « I ». Les deux ont fait preuve de combativité, jusqu’à des échanges de regards où l’on a pu sentir la tension entre les deux danseuses. Gigi a su faire preuve d’un bon équilibre entre rythme et musicalité pour son jeune âge.

Après les kids, les trois finales Afro, Hip-hop et break se sont enchaînées pour laisser place à la grande finale qui a opposé les gagnants de chaque catégorie.

La finale de breakdance fut gagnée par Elies du crew Hotclan contre Keang size du crew Funky Belgian’z. Un duel entre deux Bboy’s aux powermoves impressionnants, mais teintés de plus de musicalité du côté de Elies et c’est ce qui lui a permis de triompher.

L’afro a été la catégorie favorite du public au vu de l’ambiance et la façon dont elle a éveillé la curiosité des passants dans la galerie. La finale a été remporté par Rabba, membre du collectif Afro house belgium, grâce à son aisance dans les mouvements et son sens inné du rythme, il paraissait parfois ne faire qu’un avec la musique. Son adversaire Diva a tout de même été le coup de coeur de 2 de nos jurés (voir vidéo à la fin de l’article) et a su se démarquer par sa maîtrise du rythme, son énergie et sa manière décalée d’interagir avec le public. Elle s’est aussi retrouvée en finale dans la catégorie hip-hop.

Idriss du groupe The cage, gagnant de la catégorie hip-hop mais aussi de la grande finale, a su faire preuve d’originalité à chaque passage et d’une grande technique qui lui ont permis de mettre KO tous ses adversaires. Cet habitué des battles a créé l’engouement général ou faisant quelques déhanchés africains.

Un point regrettable de cet évènement a été le son qui, par moment, nous empêchait d’entendre notre hosted de la journée, Rockin Smurb, qui adore faire des interventions décalées et amusantes pour enflammer la foule. Il faut aussi noter que le public belge a besoin de se réhabituer aux évènements tels que les battles de danse. Au delà du niveau des danseurs, la réussite d’un battle est aussi définie par l’énergie du public, qui est essentielle pour qu’un danseur puisse se surpasser. N’oublions pas de mentionner la présence de Soufiane Bencok, champion de foot freestyle, un magicien du ballon rond qui n’a pas manqué de nous surprendre avec une démonstration de feu.

Pour cette première édition, nous avons été séduits et espérons une prochaine édition avec plus de public et une ambiance encore plus folle !

Rencontre avec Tirock, Jeny et Baloo :

Mr. Caras

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