Le Jatahe’s Festival

Samedi dernier, la team Moody était au Jatahe’s festival à La Louvière. Le line up était prometteur avec des artistes comme A2H, Hamza et Lord Gasmique, et un certain nombre de rappeurs inconnus au bataillon. Ce qui annonçait quelques découvertes hip-hop locales, et ça, on aime bien !

Comme à notre (mauvaise) habitude, nous sommes arrivés en retard. On a donc malheureusement loupé les premiers concerts mais on est arrivé pendant un dj set plutôt cool qui nous a très vite mis dans l’ambiance, et qui chauffait comme il se doit le public en attendant l’arrivée des têtes d’affiches. 

Dès le début, on savait plus ou moins à quoi s’attendre : une ambiance entre festival et boîte de nuit. Mais vous voyez les parents un peu ringards en soirée, qui gesticulent, mal à l’aise, au milieu de la jeune génération ? Et bien ces parents ringards, c’était nous. Moyenne d’âge : 18 ans.

Alors en attendant les concerts on a visité, fait le tour de la salle. On a dansé un peu sur du Missy Elliott et on s’est embrouillé avec une nana bourrée qui voulait nous piquer notre place aux toilettes. 

On a eu soif, alors on est allé acheter des tickets-boissons au bar VIP, puis on est allé les récupérer au stand de tickets à l’autre bout de la salle, puis nous avons pu aller chercher au bar pas VIP notre tant désirée bière à la mousse. Ça vous a paru long ? Nous aussi. 

Et puis on a attendu.

Attendu. 

Attendu. 

Bon, ça serait malvenu de notre part de critiquer le retard, et on souhaite d’ailleurs saluer la toute jeune équipe de Jatahe qui n’a pas lésiné sur les moyens pour leur premier évènement : gros line-up, grande salle, un système son moyen mais une belle scène, des prestations originales avec breakdancers, gogo-danseuses et cracheur de feu.

Mais notre enthousiasme s’est effrité tout au long de la soirée, et la soirée a fini par avoir raison de nous. 

Nous nous exprimons ici en tant que « spectateurs » , et à ce titre, il nous semble tout à fait justifié de donner notre avis. 

Alors, nous aimerions d’abord nous adresser à tous les potes des artistes/organisateurs/guests… D’après vous, quel plaisir avons-nous en tant que spectateurs, à vous regarder faire votre show sur scène pendant les changements de plateaux ? Quel plaisir avons-nous à voir la scène s’inonder de personnes qui se faufilent derrière le dos tourné du vigile, pendant le show du pauvre A2H ? Quel plaisir avons-nous à regarder votre délire égocentrique pendant qu’on attend inlassablement Hamza ? Non, mais dites-nous, est-ce qu’on peut participer à la soirée nous aussi ? 

Et vous, messieurs les artistes… Croyez-vous vraiment que l’on va s’ambiancer quand vous reprenez des titres de Niska à la fin de votre show car vous ne voulez plus quitter la scène ? Croyez-vous que l’on va vouloir vous applaudir quand vous dégagez avec mépris l’artiste qui vous précédait ? Croyez-vous que l’on va même vouloir rester quand vous nous dites que nous, le public, nous sommes décevants ? Quand NOUS avons payé pour VOUS ? 

Et vous autres, chers lecteurs… Après cette soirée quelque peu éprouvante, seriez-vous restés écouter Hamza qui chante en playback après l’avoir attendu jusqu’à deux heures du matin ? Nous, non.

En tant que spectateurs donc, on n’a pas vraiment envie de critiquer l’équipe d’organisation qui a fournit un gros travail pour arriver à ce résultat et qui semblait elle aussi un peu fatiguée et agacée par les évènements. On sait que l’organisation d’une soirée hip-hop, qui plus est un festival, est compliquée à gérer. 

Mais pour tous les autres… Messieurs, par pitié, sachez rester à votre place. Tous ces comportements relèvent d’un manque d’humilité, et nous avons eu l’impression d’assister à une démonstration où chacun voulait tirer la couverture à soi. Ces lignes ne sont en aucun cas malveillantes, elles reflètent juste les pensées de quelques spectateurs déçus.

Tout de même un gros big up à A2H, qu’on voyait en live pour la première fois et qui nous a fait kiffer avec son show, son solo de guitare, sa générosité, sa simplicité et son talent. 

Quelques images du festival :

Alice Yaya

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